INSOMNIES : Mon Combat

Femme souffrant d'insomnie chronique témoignage stress nocturne

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu des difficultés à trouver le sommeil.

Petite, je descendais tard le soir rejoindre mon père qui regardait la télé – le fait qu’il soit encore éveillé me réconfortait.

« Il est tard, que fais-tu encore debout ! »

Il me raccompagnait jusqu’à ma chambre puis restait de longues minutes à tenter de m’apaiser : « ferme les yeux et respire profondément. » Rassurée, le sommeil finissait par me gagner…

Une petite anecdote d’enfance qui n’était qu’un préambule à ce qui m’attendait : la médaille d’or dans la catégorie « Sommeil : Mission Impossible ».

Dans cet article, vous découvrirez les raisons pour lesquelles j’ai parfois détesté mon lit au point de le considérer comme mon pire ennemi.

Énurésie : La Nuit en Détresse


L’énurésie nocturne, plus communément appelée « pipi au lit », est un trouble qui se manifeste par des mictions involontaires durant le sommeil.

J’ai souffert de ce déséquilibre jusqu’à l’âge de mes 12 ans et je peux vous certifier qu’il a fortement contribué à provoquer mes insomnies d’enfance, en plus d’une constante dévalorisation personnelle.

👉🏼 Le réflexe à chaque réveil était le même : avec une forte appréhension, je touchais les draps pour évaluer l’humidité. S’ils étaient secs, j’étais fière de moi; dans le cas contraire, la honte m’envahissait et je me sentais anormale, incapable…

Enfant énurésie troubles sommeil témoignage insomnie chronique

J’avais associé le sommeil profond à ce problème, puisqu’à chaque réveil je constatais les dégâts. Je m’empêchais donc de dormir pour qu’il n’y ait pas « d’accident ».

👉🏼 Au fil des années, une sorte d’automatisme s’est installé : le refus de lâcher prise provoqué par une vigilance nocturne permanente.

Ma mère a également souffert de cette pathologie jusqu’à l’âge de ses 12 ans. Mais à son époque, les mœurs étaient bien différentes… Ma grand-mère imaginait qu’elle faisait « exprès » de ne pas se retenir la nuit. Alors, en guise de punition, elle contraignait ma mère à porter une culotte remplie d’orties toute la journée.

Un châtiment d’une singulière cruauté. Imaginez les années de souffrances physiques et psychologiques endurées…

👉🏼 Il est dès lors aisé de comprendre pourquoi ma mère a développé d’importants troubles du sommeil par la suite !

Enfin, tout comme elle, l’énurésie nocturne tira sa révérence à l’âge de mes 12 ans – bon débarras – et mes nuits furent plus sereines.

📍 C’est à l’aube de mes 30 ans que les insomnies ont défoncé la porte du placard dans lequel je les avais soigneusement enfermées…

Paralysies du Sommeil : Immersion


Paralysies du sommeil représentation témoignage insomnie chronique

Pour ceux qui ont la chance de ne jamais avoir expérimenté ce phénomène, les paralysies du sommeil sont des épisodes de peur intense – et assez surréaliste – provoqués par l’incapacité temporaire de bouger ou de parler dans un état de conscience modifié.

👉🏼 Ce sont des parasomnies (troubles du sommeil) qui surviennent lors des phases de transition entre le sommeil paradoxal – celui où l’on rêve – et l’éveil. Ces paralysies du sommeil peuvent durer de quelques secondes à plusieurs minutes – qui paraissent interminables…

Sur la toile, on retrouve des descriptions assez relatives, du style « sensation de pression sur le torse, hallucinations auditives et visuelles ».

Mouais… Cela n’a l’air de rien dit comme ça…

En vérité, la « sensation de pression » s’apparente davantage au râle du mourant et les « hallucinations auditives et visuelles » à la perception d’une entité malfaisante au pied de votre lit.

👉🏼 En un sens, une paralysie du sommeil équivaut à vous faire étrangler par un démon venu hanter votre chambre, alors que vous n’avez rien demandé à personne et certainement pas joué au ouija dernièrement.

Les miennes ont débuté vers l’âge de 28 ans.

Voici ce qui se produisait :

J’étais endormie lorsqu’un bruit me réveillait. J’allumais la lumière de la table de nuit pour vérifier tout autour de moi. Rien. Je sentais malgré tout une présence angoissante, comme si quelqu’un (ou quelque chose) se camouflait dans l’ombre. Puis j’entendais les marches de l’escalier craquer (je vivais seule à l’époque). Paniquée, j’attrapais mon portable posé sur la table de nuit et je tentais d’appeler mes proches, en vain : l’écran s’éteignait ou je n’avais pas de réseau – scénario digne d’un film d’horreur.
Soudain, l’ampoule de ma lampe de chevet explosait ! J’étais dorénavant seule dans le noir avec une chose terrifiante qui s’approchait de la porte… Je me levais et me dirigeais vers la fenêtre pour appeler à l’aide, mais aucun son ne sortait de ma bouche. Je courais alors jusqu’à mon lit pour me réfugier sous la couette en espérant disparaître – mon petit côté héroïque. Une sorte de noirceur démoniaque s’approchait de mon lit et des hurlements (les miens) me sortaient de cette torpeur.

📍 Il est important de préciser qu’avec les paralysies du sommeil, l’impression de réalisme est bluffante. Chaque objet que vous touchez est accompagné des mêmes sensations qu’en vrai et vous discernez votre environnement avec une précision absolue, ce qui rend l’expérience d’autant plus effrayante.

Malheureusement, ce trouble était assez peu documenté à l’époque et l’on hésitait à parler de cet incident singulier de peur d’être stigmatisé(e).

👉🏼 Imaginez-vous partager avec votre médecin la vision sidérante d’un esprit en lévitation au dessus de votre lit… Il fut une époque où l’on se serait fait interner pour moins que ça !

L’ignorance oblige le cerveau à rationnaliser le phénomène avec toutes sortes d’interprétations. Ainsi, je découvrais sur quelques forums des personnes qui considéraient leur maison comme hantée ou s’imaginaient être les victimes de possessions nocturnes… Je suis moi aussi passée par là en raison d’un manque évident d’informations sur le sujet.

En réalité, la paralysie musculaire durant le sommeil paradoxal associée à une conscience partielle crée une situation où le cerveau cherche à expliquer l’incapacité à bouger. Cela peut déclencher une réaction de panique ou d’anxiété, amplifiant la perception de menace et transformant les hallucinations en expériences effrayantes.

👉🏼 La chronicité de ce trouble peut entraîner des angoisses nocturnes et causer ainsi des insomnies.

Une petite ruse imaginaire m’avait été partagée à l’époque pour m’aider à traverser ces nuits pénibles :

Il s’agissait, dès l’instant où le démon apparaissait, de trouver dans la chambre un objet auquel donner un pouvoir de protection. J’imaginais donc qu’une de mes bagues avait des propriétés magiques – on ne se moque pas. Lorsque l’esprit malfaisant approchait, je brandissais ma bague et me réveillais.

📍 Toutefois, l’incantation « expecto patronum » dans Harry Potter devrait fonctionner tout aussi bien 🧙🏼‍♂️.

Sommeil et Maladie : le Conflit


Les paralysies du sommeil ont précédé et accompagné un trouble de santé survenu à l’âge de mes 29 ans.

Coïncidence ? Je ne pense pas, puisqu’à la disparition de la maladie, les paralysies se sont également estompées.

Durant l’année où j’ai cumulé les opérations, j’aurais donné n’importe quoi pour passer ne serait-ce qu’une nuit sereine.

Troubles du sommeil hospitalisation témoignage insomnie chronique

À l’hôpital, il m’était impossible de dormir sans être réveillée par le bruit, la lumière ou le passage des infirmières. À la maison, l’inconfort du bandage et les fortes douleurs me maintenaient éveillée.

Progressivement et de façon insidieuse, mon corps prit l’habitude de se réveiller régulièrement. Tant et si bien que même lorsque la maladie fut derrière moi, je mis quelques mois à retrouver un rythme de sommeil normal.

Hypervigilance : L’Ennemi du Sommeil


Hypervigilance nocturne témoignage insomnie chronique

Quelques années plus tard, lorsque mon chien fut soudainement diagnostiqué d’un cancer des reins, j’eus beaucoup de difficultés à accepter cette triste nouvelle. Les deux derniers mois furent compliqués, surtout les nuits car il peinait à trouver le sommeil.

Par amour, je l’accompagnais durant ses insomnies afin qu’il ne soit jamais seul. Lorsque je sentais le sommeil me gagner, une petite voix me murmurait : «Ne t’endors pas, il a besoin de toi ! »

👉🏼 Durant des semaines, cette injonction devint mon mantra nocturne. Je ne dormais plus que par intermittence, mon corps constamment sur le qui-vive, à l’affût de la respiration de mon chien, de sa posture, de ses besoins…

Ce qui débuta comme une nécessité bienveillante se transforma rapidement en un automatisme destructeur. Car même après la perte de mon chien, cette interdiction de dormir continua de me tourmenter.

Mon esprit, conditionné par ces nombreuses nuits de vigilance, refusait dorénavant de lâcher prise, malgré la conscience de l’absence de mon compagnon à quatre pattes. Certaines nuits je ne dormais absolument pas.

👉🏼 L’insomnie créait ainsi l’appréhension de la nuit suivante et un cercle vicieux s’installa.

De nombreux symptômes apparurent : palpitations, nausées, vertiges, tremblements, douleurs musculaires, appétit détraqué… Tout ceci intensifia mes angoisses qui elles-mêmes intensifièrent mes insomnies.

Ces troubles firent naître une nouvelle injonction nocturne, totalement contradictoire avec la première : « Il faut que je dorme ».

💡 Comment faire fuir le sommeil ? En forçant le lâcher-prise bien sûr ! Il n’y a rien de pire qu’un « IL FAUT ».

Malgré mon état, je refusais catégoriquement les anxiolytiques ou les sédatifs chimiques. Je redoutais l’engrenage de cette médication, sachant les dégâts qu’elle pouvait provoquer.

Durant des mois, j’ai donc testé énormément de thérapeutiques naturelles – un vrai petit cobaye.

Jusqu’à ce que je décèle enfin celles qui me correspondaient et qui font partie intégrante des solutions que je vous propose dans cet article.

👉🏼 Je dois néanmoins reconnaître que cette période difficile fut riche en enseignements… Notamment sur le fait que l’on se pense parfois à l’abris de certaines épreuves et que la vie se plaît à nous rappeler que tout n’est que changement et adaptation.

Conclusion


J’espère que le partage de mon parcours vous aidera à réaliser que même en pleine nuit, lorsque tout le monde – à part vous – semble dormir profondément, vous n’êtes pas seul(e) ! D’autres fulminent également contre leur esprit en ébullition qui refuse obstinément de lâcher prise.

En outre il m’arrive encore, comme tout à chacun, de compter les moutons en maudissant morphée à 3h du matin, principalement en cas d’accumulation de charge mentale liée à des évènements pénibles – on est insomniaque ou on ne l’est pas 😉.

👉🏼 L’important est de garder à l’esprit qu’aucune situation ne demeure à jamais figée. Cela s’appelle une « mauvaise passe » et arrive aux meilleurs d’entre nous.

N’hésitez pas à faire part de votre vécu dans les commentaires, chacune de vos histoires sera très enrichissante.

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Prenez soin de vous
🌿

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